Les pompiers figurent parmi les professions les plus exposées aux substances cancérigènes susceptibles d’affecter la peau. À chaque intervention, fumées d’incendie et composés chimiques pénètrent dans l’organisme non seulement par voie respiratoire, mais aussi par voie cutanée : une contamination longtemps sous-estimée. Des études documentent un lien entre exposition aux HAP et augmentation du mélanome. Face à ces risques, le sous-vêtement filtrant FIRESKIN® de Sulitec, intégrant un média à base de charbon actif, apporte une protection cutanée complémentaire aux équipements de protection individuels classiques.
1. Une exposition cutanée encore trop méconnue
La période estivale est traditionnellement propice à une sensibilisation accrue aux cancers de la peau et à des campagnes de prévention. Si l’on pense spontanément aux risques associés à l’exposition solaire, il faut aussi évoquer ceux qui touchent directement les pompiers. Ces derniers, professionnels comme volontaires, font en effet partie des professions les plus exposées aux substances cancérigènes susceptibles d’affecter la peau.
On sait que les agents chimiques présents dans les fumées d’incendie sont inhalés, mais ils pénètrent également dans l’organisme par voie cutanée, souvent à l’insu des intervenants. À chacune de leurs interventions, les pompiers sont exposés à un nuage de composés toxiques dont la concentration et la nature varient selon les matériaux.
2. L’absorption cutanée, voie de contamination silencieuse
La contamination par voie cutanée est longtemps restée sous-estimée dans la prévention des risques professionnels des pompiers. L’attention s’est d’abord concentrée sur les voies respiratoires, et des progrès importants ont été réalisés avec le développement des appareils respiratoires isolants (ARI).
Or, lors d’un incendie, les particules fines et vapeurs chimiques se déposent sur toutes les parties du corps où la tenue d’intervention est en contact direct avec la peau. Ces zones d’exposition cutanée sont précisément celles où les substances cancérigènes peuvent être absorbées de manière significative.
En 2022, le Centre international de recherche contre le cancer [7] (CIRC, Lyon), agence qui dépend de l’OMS, a évalué la cancérogénicité de l’exposition professionnelle des pompiers et notamment pointé les limites des EPI actuels : contaminations secondaires des équipiers non présents sur le terrain par ceux qui en reviennent, absorption cutanée insuffisamment prise en compte dans la conception des tenues, et persistance des contaminants sur les équipements après intervention.
3. HAP et PCB, des risques documentés
Plusieurs études d’envergure ont montré un lien entre l’exposition régulière des pompiers aux HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), dont le potentiel cancérigène et mutagène est bien documenté, et une augmentation significative du mélanome parmi cette catégorie professionnelle.
Les pompiers sont également davantage touchés par les cancers cutanés non mélaniques (carcinomes) que la population générale, en raison notamment de leur exposition fréquente à certaines substances chimiques telles que les PCB (polychlorobiphényles), composés organiques volatils dégagés lors d’incendies d’équipements électriques anciens, d’isolants, ou matériaux de construction.
Il apparaît donc indispensable de proposer des EPI qui réduisent le contact avec ces substances.
4. FIRESKIN® : un sous-vêtement filtrant
Sulitec [8] a développé le FIRESKIN®, un sous-vêtement filtrant d’intervention conçu spécifiquement pour réduire l’exposition cutanée des pompiers aux substances toxiques.
Porté directement sous la tenue d’intervention, le FIRESKIN® est une combinaison une pièce qui ajoute une couche de protection filtrante entre la peau et l’environnement chimique de l’intervention. Il agit comme une barrière supplémentaire contre les vapeurs chimiques et les particules toxiques.
Sa technologie repose sur un média filtrant à base de microbilles de charbon actif, reconnu pour ses propriétés d’adsorption des composés organiques volatils et des vapeurs chimiques. La structure du FIRESKIN® est composée de trois couches :
- contact avec la peau : tissu ripstop coton/polyester, doux et respirant,
- couche intermédiaire : microbilles de charbon actif assurant la filtration des vapeurs toxiques,
- contact avec les vêtements de protection : non-tissé 100 % polyamide.
Ses caractéristiques techniques sont pensées pour une utilisation opérationnelle intensive :
- une épaisseur inférieure à 0,8 mm pour limiter l’impact thermophysiologique [9] avec la tenue feu,
- une perméabilité à l’air élevée (> 500 mm/s) pour le confort de l’opérateur,
- une forte résistance mécanique,
- une durée de protection de 24 heures.
Fabriquée dans un tissu souple, fin et robuste, et dotée d’élastiques de maintien aux manches et aux jambes, cette combinaison ergonomique est confortable à porter aussi bien lors des interventions réelles que lors des formations en caissons feux réels (Classe A).
5. Repenser la protection au-delà des EPI classiques
Il est important de rappeler que les cancers de la peau ne sont pas liés uniquement à une exposition au soleil. Ils concernent aussi toutes les personnes exposées au quotidien dans l’exercice de leur mission à des substances chimiques cancérigènes qui franchissent la barrière cutanée.
Avec le FIRESKIN®, Sulitec propose une solution concrète, technologique et ergonomique pour répondre aux risques de cancers, cutanés ou autres, encourus par les pompiers.
Ces risques sont jusqu’à présent insuffisamment pris en compte par les EPI habituels.
6. Questions fréquentes
Pourquoi les pompiers sont-ils particulièrement exposés aux cancers de la peau ?
À chaque intervention, les pompiers sont exposés à un nuage de composés toxiques issus des fumées d’incendie qui pénètrent dans l’organisme non seulement par voie respiratoire, mais aussi par voie cutanée. Les substances cancérigènes présentes — notamment les HAP et les PCB — se déposent sur les parties du corps en contact direct avec la tenue et peuvent traverser la barrière cutanée, souvent à l’insu des intervenants.
Quelles substances chimiques augmentent le risque de cancer chez les pompiers ?
Les principales substances incriminées sont les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), dont le potentiel cancérigène et mutagène est bien documenté, et les PCB (polychlorobiphényles), dégagés lors d’incendies d’équipements électriques anciens, d’isolants ou de matériaux de construction. Des études d’envergure ont établi un lien entre l’exposition à ces composés et une augmentation significative du mélanome et des carcinomes chez les pompiers.
Quelles sont les limites des EPI classiques pour protéger la peau des pompiers ?
En 2022, le CIRC (OMS) a pointé plusieurs limites des équipements de protection individuels actuels : l’absorption cutanée est insuffisamment prise en compte dans la conception des tenues, les contaminants persistent sur les équipements après intervention, et des contaminations secondaires touchent les équipiers non présents sur le terrain au contact de ceux qui en reviennent. La protection respiratoire a progressé, mais la voie cutanée reste négligée.
Comment fonctionne le sous-vêtement filtrant FIRESKIN® ?
Le FIRESKIN® est une combinaison une pièce portée directement sous la tenue d’intervention. Sa couche intermédiaire de microbilles de charbon actif adsorbe les composés organiques volatils et les vapeurs chimiques avant qu’ils n’atteignent la peau. D’une épaisseur inférieure à 0,8 mm et d’une haute perméabilité à l’air, il offre une durée de protection de 24 heures tout en restant confortable lors des interventions réelles et des formations.
Le FIRESKIN® remplace-t-il les EPI classiques des pompiers ?
Non, le FIRESKIN® ne remplace pas les équipements de protection individuels classiques : il les complète. Porté en sous-vêtement sous la tenue d’intervention, il ajoute une barrière filtrante supplémentaire contre les vapeurs chimiques et les particules toxiques. Il s’inscrit dans une approche globale de repensée de la protection cutanée des pompiers, en comblant une lacune que les EPI habituels ne couvrent pas suffisamment.