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Menaces NRBC en 2026 : enjeux, risques et dispositifs de protection

Comprendre la menace NRBC

Les menaces NRBC comprennent différentes formes de dangers associés à des agents chimiques, biologiques et radiologiques qui peuvent avoir des conséquences catastrophiques pour les personnes, l’environnement et les infrastructures, car leurs effets peuvent être étendus, durables, et difficiles à traiter.

Les menaces NRBC vont croissant en raison de l’augmentation des conflits et du développement des technologies. La protection des populations contre ces menaces doit être globale et à plusieurs niveaux. Elle est devenue une priorité pour les gouvernements et les organisations internationales

Les menaces biologiques en 2026

Les menaces biologiques et sanitaires sont plus fortes aujourd’hui, et ce pour plusieurs raisons :

La mondialisation :

Avec le commerce mondial, produits et animaux vivants circulent dans le monde entier, ce qui peut conduire à introduire des pathogènes dans des zones où ils n’existaient pas.

La mobilité humaine :

Les maladies peuvent se propager rapidement.

L’antibiorésistance :

L’usage excessif des antibiotiques crée des bactéries plus difficiles à traiter et qui sont donc plus menaçantes ;

Les déséquilibres écologiques et le dérèglement climatique :

La déforestation perturbe la biodiversité et crée des conditions propices à la propagation de virus en accroissant les contacts avec la faune sauvage. Selon les chercheurs, les zoonoses (transmission de maladies des animaux aux humains) et les arboviroses (maladies transmises par les moustiques) figurent parmi les menaces les plus pressantes. Les coronavirus (virus respiratoires) demeurent étroitement surveillés en raison de leur capacité à muter rapidement et à échapper à l’immunité ;

Vulnérabilité sociétale :

Certains pays ne possèdent pas les moyens de se protéger ou de réagir efficacement à une menace biologique.

Dans ce contexte, il est indispensable d’adopter une approche globale et coordonnée.

Faut-il s’inquiéter davantage du terrorisme biologique ?

Selon les spécialistes, la menace terroriste biologique est aujourd’hui potentiellement plus élevée ou plus complexe, même s’il reste difficile de la quantifier.

L’évolution rapide de l’intelligence artificielle et des outils de biotechnologie facilite l’accès à des connaissances et des méthodes réservées auparavant à des spécialistes. Ces outils posent des enjeux de sécurité car ils peuvent être détournés à des fins malveillantes.

Il devient plus facile de se procurer des agents biologiques dangereux susceptibles de provoquer des crises sanitaires, sécuritaires ou politiques graves

En 2026, l’enjeu principal est d’anticiper et de détecter les risques de manière précoce et de proposer une réponse internationale coordonnée. Par conséquent, les gouvernements, les institutions internationales et les communautés scientifiques mettent aujourd’hui l’accent sur le renforcement des cadres de sécurité, de réglementation et de réponse.

L’évolution de la menace NRBC dans la défense

Dans le domaine militaire, l’évolution de la situation internationale se traduit par l’aggravation constante de la menace et des risques NRBC. En outre, l’emploi d’armes chimiques par des États ayant pourtant signé la Convention d’interdiction des armes chimiques montre que le recours aux armes NRBC doit désormais être considéré comme une réalité.

Les menaces NRBC visent autant à frapper l’opinion qu’à désorganiser l’adversaire. La défense NRBC devient donc impérative pour permettre aux forces armées d’assurer l’ensemble de leurs missions dans un environnement NRBC avec la plus faible dégradation possible de leurs capacités opérationnelles.

Le rôle de la France au sein de l’OTAN face aux risques NRBC

L’armée française possède une expertise reconnue à l’échelle internationale en ce domaine. D’une manière générale, la France joue un rôle actif dans les initiatives NRBC de l’OTAN, avec des contributions à la fois opérationnelles, technologiques et stratégiques.

La France prend la tête de l’alerte NRBC de l’OTAN en 2026

À partir de juillet 2026, la France prendra officiellement le commandement des composantes terrestres et aériennes de la Force de réaction de l’OTAN [1] (Allied Reaction Force, ARF [2]). Elle pilotera à ce titre l’alerte NRBC, qui en constitue une composante clé.

Les objectifs de l’alerte NRBC de l’OTAN

L’alerte NRBC de l’OTAN désigne un ensemble de dispositifs et de capacités mis en place pour détecter, protéger et répondre aux menaces liées aux agents NRBC. L’objectif est de renforcer la détection précoce, la protection des populations et des forces, et la coordination internationale en cas de crise.

Principalement conçus pour protéger et soutenir les pays membres, les dispositifs NRBC de l’OTAN peuvent s’appliquer à des pays partenaires pour renforcer la sécurité régionale ou en cas de crise NRBC susceptible de menacer la sécurité internationale (épidémie par exemple).

Coordonner le réponse opérationnelle en cas de crise

En cas d’alerte, la France sera chargée dans un premier temps de coordonner les systèmes de détection et d’évaluation des menaces, puis en cas de menace avérée, de déclencher les procédures d’urgence prévues, comme le déploiement d’unités spécialisées (détection, décontamination, soins médicaux). La France aura donc dans ce cas un rôle opérationnel : elle dirigera les unités NRBC intégrées à l’ARF et assurera la coordination des centres spécialisés.

Les forces françaises sont formées et équipées pour opérer avec l’ARF, ce qui garantit une réponse rapide en cas d’alerte.

Des capacités militaires spécialisées

La France dispose d’un réseau intégré d’unités militaires et médicales formées et équipées pour répondre aux menaces NRBC, telles que le 2e Régiment de dragons – Nucléaire, Biologique, Chimique, unité de référence en France pour les interventions NRBC, le 1er Régiment de détection et de lutte NRBC ou les unités du génie.

Les équipements de protection NRBC

Les équipements de protection et de décontamination occupent une place centrale dans la réponse apportée aux crises NRBC.

OUVRY propose une gamme d’EPI [3] (équipements de protection individuelle [3]) et d’autres équipements indispensables face aux menaces NRBC :

Les solutions développées par OUVRY répondent aux exigences NRBC les plus élevées. Conçues pour les environnements extrêmes, elles protègent les opérateurs d’interventions et les primo-intervenants des secteurs de la défense, de l’industrie et de la santé.