Gants, tenues & surbottes NRBC
Les réponses de nos experts à vos questions sur la protection corporelle NRBC
Vous trouverez ci-dessous les réponses précises de nos spécialistes aux questions les plus fréquentes sur les gants de protection, tenues, combinaisons POLYCOMBI®, surbottes OBOOTS® et sous-vêtements NRBC Ouvry — performances, normes, compatibilités, décontamination, stockage et protocoles de déshabillage. Cette rubrique est mise à jour et enrichie régulièrement.
Questions fréquentes
Gants TARGET® et OGO5®
À propos de cette catégorieTout sur nos gants de protection NRBC : avantages des gants tactiques TARGET® face au butyle, antistatisme et conformité EN 16350 / EN 1149-5 du gant OGO5®, résistance au furfural, portée de la certification EN ISO 15025, décontamination des gants filtrants et réutilisation après talcage.
Quels sont les avantages des gants TARGET® par rapport aux gants en butyle ?
Les gants TARGET® présentent les avantages suivants :
- résistance à la chaleur : le cuir a reçu un traitement anti-chaleur, ce qui permet de l'utiliser avec des armes
- résistance au feu
- évacuation de la sueur
- résistance mécanique plus élevée, à l'abrasion, à la coupure, et à la perforation
- indice 5/5 en dextérité avec l'index sans cuir pour mieux tirer, couture « déportée » au dessus de l'ongle pour une bonne préhension.
Les gant TARGET® sont des gants NRBC tactiques.
Les gants filtrants peuvent-ils être decontaminés ?
Il est possible de décontaminer les gants avec la lingette DECPOL ABS®. S'il reste des contaminants post décontamination, il convient de suivre le protocole de déshabillage.
Le gant OGO5® est-il antistatique ?
Oui. L’antistatisme des gants est un critère de la norme EN 16350. Le gant OGO5 est antistatique et le pictogramme correspondant figure sur le marquage du gant.
Les gants OGO5® sont testés suivant deux normes :
- EN 1149-5 : la norme définit une résistivité de surface, qui se mesure suivant la norme d’essai EN 1149-1. La résistivité mesurée est ≤ 1.0 × 10⁵ Ω, alors que la norme EN 1149-5 définit une résistivité maximale devant être inférieure à 2.5 × 10⁹ Ω. OGO5® est donc conforme à l’EN 1149-5.
- EN 16350 : la norme définit une résistivité verticale, qui se mesure suivant la norme d’essai EN 1149-2. La résistivité verticale mesurée est ≤ 1.0 × 10⁵ Ω, alors que la norme EN 16530 définit une résistivité verticale maximale devant être inférieure à 1.0 × 10⁸ Ω. OGO5® est donc conforme à l’EN 16350.
Il est par conséquent possible d’apposer le pictogramme sur le marquage des gants, attestant qu'ils sont antistatiques.
Le gant OGO5® protege-t-il contre le TIC - furfural ou furaldéhyde ?
La fiche toxicologique émise par l’INRS pour cette substance (n° 40) recommande l'utilisation de gants en butyle pour la manipulation.
La littérature (notamment le Quick Selection Guide to Chemical Protective Clothing) fournit par ailleurs des informations complémentaires sur le comportement du butyle, classé comme excellent avec le furfural (temps de passage > 8 heures).
Le gant OGO5 n’a pas fait l’objet d’essais spécifique avec cet agent, mais l’état de l’art indique que sa composition en butyle permet de l’utiliser avec ce produit.
L’utilisateur doit dans tous les cas effectuer sa propre analyse de risque.
Pourquoi le gant OGO5® n’est-il pas évalué selon la norme EN 407 et quelle est la portée réelle de la certification basée sur l’EN ISO 15025 (essais de propagation de flamme sur éprouvettes) ?
Le gant OGO5® ne peut pas revendiquer l’EN 407, car cette norme s’applique aux gants complets testés en conditions d’usage (produit fini), avec des performances de protection thermique globales.
Ici, la certification repose uniquement sur l’EN ISO 15025, qui est un essai réalisé sur éprouvettes de matériau (propagation de flamme limitée) et non sur le gant entier. Cette norme caractérise donc le comportement du matériau au feu, mais pas la performance globale du gant en usage.
En conséquence, le gant OGO5® ne revendique pas une classification EN 407, mais uniquement une résistance à la propagation de flamme du matériau selon EN ISO 15025.
Est-il possible de talquer les gants OGO5® pour les réutiliser et les enfiler plus facilement ?
Oui, c'est possible.
Précisons que l'utilisation des sous-gants permet également de faciliter l'enfilage et le retrait des gants butyle.
Surbottes OBOOTS®
À propos de cette catégorieSurbottes de protection OBOOTS® en butyle : barrière contre la contamination radiologique et cadre normatif EN 421, position sur le marquage SR et la résistance au glissement (EN ISO 20344), durée de vie et préconisations de stockage.
Les surbottes OBOOTS® protègent-elles contre les menaces radiologiques ?
Fabriquées en butyle, les surbottes OBOOTS®® assurent une barrière physique contre les particules radiologiques, réduisant les risques de contamination externe pour les personnels exposés en milieu radiologiquement contaminé.
Le butyle est décontaminable selon les méthodes liquides ou sèches en vigueur, permettant une réutilisation dans les limites de la durée d'utilisation spécifiée.
À ce jour, il n’existe pas de norme européenne ou internationale spécifique de protection radiologique directement applicable aux OBOOTS®. La norme EN 421:2010, « Gants de protection contre les rayonnements ionisants et la contamination radioactive », définit les exigences pour les équipements empêchant la pénétration de particules radioactives susceptibles de contaminer la peau. Plus précisément, elle établit que le matériau utilisé doit constituer une barrière physique empêchant le passage des particules radioactives vers la surface cutanée, sans obligatoirement offrir une atténuation aux rayonnements ionisants eux-mêmes.
Bien que cette norme soit spécifique aux gants, elle s'applique en termes de principes de protection contre la contamination radioactive. Les gants OGO5®, fabriqués en butyle et conformes à l’EN 421, démontrent une capacité certifiée à empêcher la contamination radioactive (étanchéité à l’air, propriétés mécaniques, protection chimique). Les surbottes OBOOTS®, issues du même matériau mais avec une épaisseur accrue, offrent une barrière au moins équivalente, voire supérieure, à la pénétration de particules radioactives.
Attention - Les OBOOTS®® n'apportent aucune atténuation mesurable des rayonnements ionisants pénétrants (gamma, X, neutrons) et ne doivent donc pas être utilisées comme équipements de protection contre l’irradiation.
Pourquoi les surbottes ne portent-elles pas le marquage SR et que revendiquent-elles réellement au regard des essais réalisés selon l’EN ISO 20344 ?
Les surbottes ne peuvent pas porter le marquage SR, car ce marquage, défini dans les normes de classification des chaussures de sécurité (EN ISO 20345/20347), s’applique uniquement à des chaussures EPI complètes testées et certifiées en condition normalisée (essai glycérine sur produit fini).
Or, selon EN ISO 20344, les essais réalisés ici portent sur une surbotte seule, portée sur une chaussure de combat, ce qui sort du cadre de certification SR : le résultat dépend fortement de la chaussure support et des conditions de montage, donc non reproductible comme une performance intrinsèque de chaussure.
Les surbottes ne revendiquent donc pas un classement SR, mais uniquement des cœfficients de résistance au glissement mesurés en conditions d’essai EN ISO 20344 (NaLS), éventuellement une amélioration d’adhérence en usage réel sur chaussure de combat, sans statut de certification SR.
Quelles sont les préconisations de stockage pour les surbottes OBOOTS® ?
La durée de vie des surbottes OBOOTS® dans leur conditionnement d’origine étanche est de 10 ans, à une température comprise entre -50°C et +60°C.
Leur durée d’utilisation (port) après ouverture du sachet d’origine est de un an au maximum, selon le type d’utilisation.
POLYCOMBI®
À propos de cette catégorieCombinaison de protection POLYCOMBI® : compatibilité peau du média filtrant et certification Oekotex, usage en milieu confiné, protocole de déshabillage, conditionnement sous vide et réutilisation des chaussures portées avec la tenue.
Le pH du média filtrant est-il trop élevé pour un contact peau ?
Non, le pH du média filtrant est tout à fait adapté à un contact peau. Nous pouvons vous faire parvenir un document détaillé sur demande. Par ailleurs, pour certains médias filtrants, la partie en contact avec la peau est certifiée Oekotex.
La POLYCOMBI® est-elle préconisée dans un milieu confiné ?
Dans un milieu confiné, la concentration en toxiques sera plus importante qu'en milieu ouvert et la durée d'utilisation de la POLYCOMBI® sera plus courte. Cette durée dépendra des concentrations en jeu.
Cette question peut être étudiée et précisée si nécessaire.
Quel protocole de déshabillage de la POLYCOMBI® préconisez-vous ?
Le protocole de déshabillage relève de la responsabilité du client, en fonction des moyens et des procédures de décontamination dont il dispose.
Les actions à effectuer systématiquement lors du retrait de la POLYCOMBI® sont les suivantes :
- Desserrer les chaussures (lacets...)
- Desserrer les velcro des poignets
- Relever le rabat scratché avant l'ouverture du zip frontal.
Nous vous invitons à consulter le poster présentant les points clés d'habillage et de déshabillage de la POLYCOMBI®.
Quelles sont les conséquences si la soudure de l'emballage sous vide de la POLYCOMBI® n'est pas totalement hermétique et laisse passer un peu d'air ?
- Cela ne pose pas de problème si le sachet n'est pas ouvert, car la quantité d'air qui pénètre dans le sachet est infime.
- Les tenues sont mises sous vide partiel pour faciliter leur stockage, et non pour conserver des propriétés techniques du tissu.
Peut-on réutiliser des chaussures portées avec une POLYCOMBI® et des surbottes ?
La réutilisation des chaussures dépend des conditions d’utilisation et du niveau de protection utilisé :
- sans OBOOTS® et en cas de contamination potentielle : la réutilisation des chaussures n’est pas recommandée ;
- avec OBOOTS® : la réutilisation est possible, car les OBOOTS® assurent une protection limitant le risque de contamination des chaussures.
Sous-vêtements
À propos de cette catégorieSous-vêtements techniques NRBC : durée de port en continu et conditions d'utilisation.
Combien de temps peut-on garder le sous-vêtement en port continu ?
Le sous-vêtement peut être porté en continu pendant 24 heures.
La protection corporelle NRBC selon Ouvry
Après la protection respiratoire, la protection corporelle constitue la seconde barrière essentielle face aux agents nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC). Concepteur et fabricant français, Ouvry développe une gamme complète d'équipements de protection cutanée : gants de protection TARGET® et OGO5®, combinaisons POLYCOMBI®, surbottes OBOOTS® et sous-vêtements techniques, conçus pour offrir le meilleur compromis entre niveau de protection, durée de port et mobilité opérationnelle.
Chaque équipement répond aux exigences des normes en vigueur, notamment l'EN 16350 et l'EN 1149-5 pour l'antistatisme des gants, l'EN ISO 15025 pour la propagation de flamme, l'EN 421 pour la protection contre la contamination radioactive, ainsi que l'EN ISO 20344/20345 pour les essais applicables aux chaussures. Nos solutions sont également éprouvées selon les standards OTAN pour les usages militaires et de défense.
Les questions ci-dessus couvrent les sujets essentiels pour bien choisir, utiliser et entretenir votre matériel de protection corporelle : résistance chimique, thermique et mécanique des gants, décontamination des équipements filtrants, compatibilité peau et certification Oekotex, durée de vie et conditions de stockage des surbottes, durée de port des sous-vêtements et combinaisons, et protocoles de déshabillage de la POLYCOMBI®. Cette base de connaissances s'enrichit en continu grâce aux retours du terrain et à l'expertise de nos équipes.
Pour une recommandation adaptée à votre menace et à votre contexte opérationnel — forces armées, sécurité civile, industrie, premiers intervenants — nos experts sont à votre disposition pour vous accompagner dans le choix de la solution de protection corporelle la plus pertinente.
