Close Menu
  • OUVRY
    • OUVRY
    • Références
    • Pressroom
    • Actualités
  • Protection
    • Protection corporelle
    • Protection Respiratoire
    • Transport
  • Décontamination
  • Détection
  • Services
    • Formations
    • Equipements d’instruction
    • Maintenance
  • Blog Scientifique
  • Contact
  • Recrutement
  • Télécharger le catalogue Ouvry
  • Français
  • English
Facebook X (Twitter) Instagram YouTube LinkedIn
  • Ouvry
  • Références
  • Pressroom
  • Actualités
  • Contact
  • Recrutement
  • Français
    • Français
    • English
Facebook X (Twitter) Instagram YouTube LinkedIn
Ouvry – Systèmes de protection NRBCOuvry – Systèmes de protection NRBC
Contact
  • Protection NRBC
    • Corporelle
          • Tenue de combat NRBC

            OCPU® Sous-vêtement NRBC

            POLYCOMBI® Combinaison Polyvalente NRBC

            TFI® Tenue Forces d’intervention NRBC

            TARGET® Gants de protection NRBC

            OBOOTS® Surbottes butyle protection NRBC

            OG05® Gants Butyle Protection NRBC

            OPPS® Système de Protection Pilote NRBC

    • Respiratoire
          • OC50® Masque NRBC

            NH15 Cagoule d’évacuation

            FM53 Masque NRBC

            OPC50® Masque NRBC

            EZAIR Soufflante Monocartouche

            EZAIR Soufflante bi-cartouche

            CFO® Lacry Cartouche

    • Transport
          • AIR PROTEC® Système d’isolement Mobile

            EVACOPS® Sac d’évacuation de victime contaminée NRBC

            Sac mortuaire NRBC

            Sac d’emport tactique pour masque NRBC

            Sac de stockage non NRBC

            Sacs de confinement NRBC

            Sac de transport By Ouvry

    • Training
      • POLYCOMBI® instruction

        TFI® instruction

        Tenue de combat Instruction

        TARGET® Gants Instruction

        SIMKIT® Simulants d’agents chimiques de guerre HD-VX-GB

        CFO® Training Cartouche

  • Décontamination
        • DECPOL RAD® – Lingette de décontamination radiologique

          DECPOL ABS® Lingette de décontamination d’urgence NRBC

  • Détection
        • Papier détecteur

  • Formations
        • Formation des maintenanciers

          Formation de formateurs – ToT

          Formation à l’utilisation des équipements NRBC

          Formation générale sur les risques NRBC

  • Maintenance
        • Visite générale périodique (VGP)

          Maintenance décennale des masques

          Analyse et réparation d’un masque endommagé

  • Blog Scientifique
        • Recherche et innovation en contexte CBRNe : Ouvry présente ODRINK et AIR PROTEC

          18 mai 2026

          Une nouvelle génération optimisée du sac de transport EVACOPS®

          12 mai 2026

          Missions et résilience de l’OIAC : enjeux dans un contexte géopolitique incertain

          28 avril 2026

          Tchernobyl : de la catastrophe nucléaire de 1986 aux enjeux actuels du conflit en Ukraine

          26 avril 2026

          La décontamination individuelle : principes et solutions OUVRY

          8 avril 2026

          Du gaz moutarde aux médicaments anticancéreux : comment une arme chimique a donné naissance aux agents alkylants

          30 mars 2026

          Nouveaux tests de résistance aux TICs pour la surbotte NRBC OBOOTS®

          24 mars 2026

          Attaque au sarin de Tokyo du 20 mars 1995 : un tournant majeur dans la gestion des risques NRBC

          19 mars 2026

          Accident nucléaire de Fukushima : bilan 15 ans après et évolution de la protection

          9 mars 2026

          Femmes pionnières en NRBC : celles qui ont façonné la science, la protection et la défense

          5 mars 2026
Ouvry – Systèmes de protection NRBCOuvry – Systèmes de protection NRBC
Home»Blog Scientifique»Les armes chimiques immergées : que deviennent-elles ?
Blog Scientifique

Les armes chimiques immergées : que deviennent-elles ?

6 juin 20228 Mins Read
Print
Facebook Twitter LinkedIn Email
Share
Facebook Twitter LinkedIn Email
Agent biologique Agent Chimique Décontamination Histoire
Résumé

Des milliers de tonnes de munitions chimiques et conventionnelles gisent au fond des mers et de certains lacs. Immergées après les deux Guerres mondiales, ces armes constituent une menace silencieuse et croissante pour l’environnement, la santé publique et les activités maritimes. La corrosion progressive des enveloppes libère dans l’eau des substances toxiques — ypérite, plomb, mercure, nitrates — qui s’accumulent dans la chaîne alimentaire. En France, 62 décharges sont recensées au large des côtes, mais le secret défense freine toute coopération internationale. Une situation techniquement quasi irrémédiable.

📋 Sommaire

  • 1. De quoi est-il question ?
  • 2. Quels sont les risques ?
    • 2.1. Par contact direct
    • 2.2. Fuites toxiques avérées
  • 3. Vers un désastre environnemental ?
  • 4. Activités potentiellement impactées
  • 5. Quelle est la situation de la France ?
    • 5.1. L’immersion
    • 5.2. Le secret défense
    • 5.3. La fosse des Casquets : un exemple
  • 6. Conclusion
  • 7. Questions fréquentes

1. De quoi est-il question ?

Au fond de la mer ou de certains lacs, on peut trouver des munitions dites « immergées ». Ce sont des munitions conventionnelles ou des munitions chimiques.

Soit elles ont été accidentellement perdues en mer (combats, naufrages…), soit elles y ont été déposées volontairement pour s’en débarrasser à moindre coût.

La présence de ces munitions en milieu aqueux fait peser une menace importante sur l’environnement, l’économie, la santé publique, la sécurité civile, les activités maritimes.

2. Quels sont les risques ?

2.1. Par contact direct

Une explosion spontanée peut blesser ou tuer des pêcheurs ramenant une munition dans leurs filets. Ce fut le cas de 3 pêcheurs tués en mer du Nord en 2005. Elle peut entraîner aussi de graves dommages sensoriels à la faune aquatique aux alentours.

Des expositions directes à des amas visqueux d’ypérite lors de chalutages de fond ont déjà été décrites. Plusieurs accidents ont eu lieu, en particulier en mer Baltique, où des pêcheurs ont été brûlés après avoir touché des objets contaminés par du gaz moutarde. Sa toxicité se fait aussi sentir sur la faune et la flore.

2.2. Fuites toxiques avérées

La corrosion des munitions provoque une fuite de produits toxiques. Il faut environ entre 80 et 100 ans d’immersion pour que les produits toxiques apparaissent.

Les responsables d’alors pensaient que les substances toxiques seraient suffisamment diluées dans l’eau pour ne plus présenter de danger. Ce n’est malheureusement pas le cas puisque dans les eaux froides certains produits ne sont pas dégradés (comme le mercure par exemple) et ils se retrouvent dans la chaîne alimentaire reconcentrés par les organismes filtreurs.

3. Vers un désastre environnemental ?

La corrosion de ces armes libère dans l’eau des substances toxiques :

  • le plomb
  • le mercure
  • des nitrates
  • du phosphore

Cent quarante-huit décharges ont été recensées par la convention OSPAR (Convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est) dans le nord de l’océan Atlantique dont 40 000 tonnes dans la seule mer Baltique. Pour la mer du Nord, on estime que ce sont 300 000 tonnes qui y ont été déposées.

La Convention du milieu marin Ospar a recensé 148 décharges dans le nord-est de l’océan Atlantique, et 62 au large des côtes françaises.

4. Activités potentiellement impactées

Les activités maritimes sont en constante augmentation et risquent elles aussi d’être impactées par le risque de contact direct, de mise au jour d’objets dangereux, ou d’accélération de la corrosion par modification des courants, notamment dans la Manche.

Les activités concernées sont notamment :

  • la pêche sur les grands fonds
  • la pose de câbles (électriques, téléphoniques, fibres optiques)
  • les activités de prospection ou d’exploitation (pétrolière)
  • la construction d’oléoducs
  • la pose d’éoliennes offshore.

5. Quelle est la situation de la France ?

5.1. L’immersion

Après la Première Guerre mondiale, la France a récupéré des milliers de tonnes de munitions, dont une partie a été démantelée, tandis que l’autre partie a été jetée en mer, dans des lacs (Avrillé, Gérardmer), dans des puits de mine, ou encore dans le lagon de Nouméa.

On estime à 62 le nombre de décharges maritimes dans la Manche et le long des côtes Atlantiques. Il faut avouer que les belligérants se sont servis de la mer comme d’une poubelle pour se débarrasser d’armes hautement toxiques qu’on retrouvait un peu partout sur le territoire et ce, dès les années 1917-1918.

Au début des années 1920, on possédait des stocks gigantesques de gaz moutarde dont on ne savait plus que faire : les immerger semblait une solution pragmatique à une époque où on ne parlait absolument pas d’environnement. C’est ainsi, en particulier, qu’une dizaine de navires remplis de munitions ont été immergés sur la façade Atlantique, notamment au large de La Hague et dans l’estuaire de la Seine.

Si les autres agents chimiques, dont les neurotoxiques, s’hydrolysent en contact avec l’eau, l’ypérite, insoluble dans l’eau, n’est pas inactivée et provoque des blessures près d’un siècle après son immersion.

La Convention du milieu marin Ospar a recensé 148 décharges dans le nord-est de l’océan Atlantique, 62 au large des côtes françaises.
Les 62 décharges d’armes immergées au large des côtes françaises. Image extraite de l’article Enquête d’actu.

5.2. Le secret défense

Les informations connues à ce jour émanent de la convention OSPAR et des associations de défense de l’environnement, car la France oppose un secret défense à toute question concernant le déversement d’armes en mer.

Olivier Lepick, de la Fondation pour la recherche stratégique, explique que l’État est gêné par des pratiques scandaleuses datant d’un autre âge et surtout parce que le problème n’a pas de solution.

Beaucoup regrettent que cette position française bloque la coopération entre les pays qui essayent d’apporter une solution à ce problème.

5.3. La fosse des Casquets : un exemple

Cette fosse profonde de 160 m au large du Cotentin est une véritable décharge à munitions. Jusque dans les années 1960-1970, les pêcheurs qui remontaient dans leurs filets des caisses de munitions ou des grenades les immergeaient à nouveau immédiatement dans des zones plus inaccessibles de façon à ce qu’elles ne viennent pas polluer leur production.

Cet endroit a aussi servi pour y enfouir des déchets nucléaires français jusqu’en 1973 (officiellement). Corinne Lepage, alors ministre de l’Écologie, a été saisie d’une augmentation de la radioactivité dans la fosse de Casquets. Elle a alors demandé au préfet maritime de récupérer les fûts pour les enfouir ailleurs. Celui-ci lui a répondu que c’était impossible, car tous les fûts étaient éventrés et que les déchets radioactifs s’étaient dissous dans la mer.

Il ne faut pas se cacher la face : techniquement, il est pratiquement impossible d’assainir les décharges d’armes chimiques et conventionnelles en milieu marin, car on ne connaît ni la nature des matériaux, ni leurs quantités, ni leurs emplacements, ni leur état actuel, ni même leur stabilité.

6. Conclusion

Difficile de dire comment cette histoire va se terminer. Les dirigeants d’une autre époque, soucieux de se débarrasser d’énormes stocks de munitions conventionnelles ou chimiques, et sans aucune conscience écologique, ont commis sans le savoir ce qui s’apparente à l’irréparable.

Depuis, des méthodes de destruction des armes chimiques ont été mises au point par incinération ou neutralisation (voir l’article du blog Ouvry NRBCe : la destruction des armes chimiques).

Notons que le site Secoia (Site d’élimination des chargements d’objets identifiés anciens) en France permet l’élimination des armes chimiques encore retrouvées régulièrement dans la nature et il satisfait aux obligations de la Convention internationale pour l’interdiction des armes chimiques.

Puissent ces pratiques scandaleuses d’un autre âge être définitivement interdites !

🔗 Pour approfondir le sujet

  • NRBC : la destruction des armes chimiques
  • Les principales armes chimiques : rappel NRBC
  • Convention internationale Ospar

7. Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une munition immergée ?

Une munition immergée est une munition conventionnelle ou chimique se trouvant au fond de la mer ou d’un lac. Elle y a été soit accidentellement perdue lors de combats ou de naufrages, soit délibérément déposée pour s’en débarrasser à moindre coût, notamment après les deux Guerres mondiales.

Quels dangers présentent les armes chimiques immergées pour l’environnement ?

La corrosion des enveloppes libère dans l’eau des substances toxiques telles que le plomb, le mercure, des nitrates et du phosphore. Ces produits s’accumulent dans la chaîne alimentaire via les organismes filtreurs. L’ypérite, insoluble dans l’eau, reste active et peut provoquer des blessures près d’un siècle après son immersion.

Combien de décharges d’armes immergées existe-t-il au large des côtes françaises ?

On recense 62 décharges maritimes dans la Manche et le long des côtes Atlantiques françaises. Au niveau international, la convention OSPAR dénombre 148 décharges dans le nord-est de l’océan Atlantique, dont 40 000 tonnes en mer Baltique et 300 000 tonnes en mer du Nord.

Peut-on nettoyer les fonds marins contaminés par des armes chimiques ?

Techniquement, il est pratiquement impossible d’assainir ces décharges en milieu marin. On ne connaît ni la nature exacte des matériaux, ni les quantités, ni les emplacements précis, ni l’état actuel des munitions, ni même leur stabilité, ce qui rend toute opération de dépollution extrêmement aléatoire.

Comment la France détruit-elle les armes chimiques découvertes aujourd’hui ?

Les armes chimiques retrouvées sur le territoire français sont traitées sur le site Secoia (Site d’élimination des chargements d’objets identifiés anciens). Ce site satisfait aux obligations de la Convention internationale pour l’interdiction des armes chimiques et recourt à des méthodes d’incinération ou de neutralisation.

📚 Sources & bibliographie

  • Enquête d’actu : Des décharges d’armes chimiques au large des côtes françaises : une bombe à retardement, 31 mai 2022 (réservé aux abonnés)
  • Wikipédia : Munition immergée
  • Armand Lattes : La destruction des toxiques de guerre, L’actualité chimique, décembre 2014

Auteur : Professeur François Renaud

Share. Facebook Twitter LinkedIn Email

Related Posts

Missions et résilience de l’OIAC : enjeux dans un contexte géopolitique incertain

28 avril 2026

Tchernobyl : de la catastrophe nucléaire de 1986 aux enjeux actuels du conflit en Ukraine

26 avril 2026

La décontamination individuelle : principes et solutions OUVRY

8 avril 2026

Comments are closed.

Ouvry – Systèmes de protection NRBC
Facebook X (Twitter) Instagram YouTube LinkedIn
  • PROTECTION NRBC
  • DECONTAMINATION
  • DETECTION
  • SERVICES
  • BLOG
© 2026 Ouvry - Designed by A2Développement - Mentions légales - CGV

Taper votre recherche ci-dessus et appuyer sur Entée pour Valider, ou Echap pour annuler.

X
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies.